Emploi

La problématique des prépensionnés remis sur le marché du travail a déjà fait couler beaucoup d’encre en Belgique. A Bruxelles, le défi de l’emploi est énorme et multiple. Il est nécessaire de cibler les urgences.  


Depuis quelques jours, le dossier controversé des prépensionnés déchaine les passions en Belgique. Le Gouvernement Michel a décidé, en décembre dernier, que les prépensionnés devaient rester disponibles pour un emploi jusqu’à 65 ans. Seules exceptions à la règle, les personnes ayant plus de 60 ans à la fin de l’année 2014.

L’évaluation des stages de transition en entreprise (STE) le démontre : la mesure est efficace ! Entre mai 2013 et décembre 2014, les taux de mise à l’emploi sont respectivement de 45,8% pour les jeunes ayant réalisés un STE contre 29,3% pour les jeunes sans STE.

Le 11 décembre 2014, le Gouvernement bruxellois a décidé d’assouplir les conditions d’accès au stage de transition en entreprise, également connu sous le nom de stage « De Coninck ».

Les stages de transition en entreprise visent à offrir une première expérience professionnelle aux jeunes de moins de 30 ans ayant au maximum le certificat d’études du secondaire supérieur. 
Car on le sait : c’est souvent cette expérience qui manque sur le CV d’un jeune. 

A Bruxelles, 48% des offres d’emploi requièrent spécifiquement des connaissances d’une deuxième langue. 87,3% de ces offres demandent une connaissance du français et du néerlandais. Ce pourcentage constitue une hausse par rapport à 2011 (65,6%). La demande de profils bilingues est donc en constante augmentation.

Parallèlement, il apparaît que les connaissances linguistiques des chercheurs d’emploi ne correspondent pas aux exigences des offres d’emploi. Seuls 8% des chercheurs d’emploi indiquent posséder une bonne connaissance de la deuxième langue.  

Le 22 janvier dernier, le gouvernement bruxellois a lancé le coup d’envoi de l’évaluation des 9.945 postes d’agents contractuels subventionnés (ACS).

Décidé à la fin des années 80 comme un outil conjoncturel visant à freiner l’évolution du chômage, la mesure ACS est aujourd’hui devenue le principal programme de résorption du chômage en Région bruxelloise. 

La mesure consiste en l'octroi d'une intervention financière à l'employeur qui engage des chercheurs d'emploi inoccupés et qui couvre la quasi-totalité du salaire du travailleur.

Nestlé, à la manœuvre, Adecco, AXA, Ernst&Young, IBA, IBM, Securex et Sodexo vont offrir 2600 emplois ou stages pour les jeunes en 2015 et 2016.

A Bruxelles, le taux de chômage des jeunes est indécent, 28,2% en janvier dernier. Et même si celui-ci ne cesse de diminuer ces derniers mois, il reste préoccupant.

Un des grands dossiers qui marquera l’année 2015 est la Garantie pour la Jeunesse. De quoi s’agit-il ?

Depuis le 1er janvier 2015, la Garantie pour la Jeunesse permet de lutter contre le chômage des jeunes et d’améliorer leurs compétences afin de trouver un emploi.

A partir du 1er janvier 2015, les personnes qui perçoivent des allocations sur base de leurs études depuis 36 mois et plus ou celles qui n’ont pas suffisamment travaillé pour recevoir des allocations seront exclues du chômage.

Elles n’auront d’autre choix que de se tourner vers les CPAS pour espérer bénéficier de revenu d’intégration sociale. Une partie d’entre elles n’y auront pas droit car elles ne rentreront pas dans les conditions. Les chefs de famille et les personnes isolées y auront peut-être droit.

Le 16 octobre 2014, le gouvernement bruxellois a décidé de cesser les activités de T Brussels HR Services, société d'intérim, d'outplacement, de recrutement et de sélection, au vu d'une situation financière malsaine qui perdure, tout en évitant la casse sociale.