Emploi

NEEt : Not in Education, Employment or Training (ni aux études, ni à l’emploi, ni en formation)…  En 2014, on dénombrait 7,5 millions de NEETs dans toute l’Union européenne. A Bruxelles, ils sont 25.803, 15,8% de Bruxellois âgés de 15 à 24 ans, à être en dehors de tout processus formatif ou de mise à l’emploi. La surreprésentation des jeunes dans la population inactive n’est pas un phénomène nouveau mais son ampleur est sans précédent.

 

Depuis plusieurs mois, la Région bruxelloise intensifie ses relations d’une part avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et d’autre part avec la Région et la Communauté Flamande. L’objectif : augmenter les chances des Bruxellois de trouver un emploi. Dans ce sens, Actiris et le VDAB signent ce mercredi 1er juillet 2015 un accord de collaboration permettant aux Bruxellois de suivre une formation au sein du VDAB Brussel mais aussi de bénéficier d’un accompagnement vers l’emploi.

En 2016, Bruxelles aura sa Cité des métiers ! Le label officiel vient d’être délivré par le Réseau International des Cités des Métiers. En rejoignant ce réseau et en créant un lieu unique dédié à la carrière professionnelle, Bruxelles se dote d'un outil majeur pour renforcer la lutte pour l'emploi. La Cité des métiers occupera 1200m² au pied de la Tour Astro.

Avec la régionalisation, Bruxelles obtient de nouveaux leviers pour mener ses propres politiques de l'emploi. Mais si certaines compétences permettent de mener des actions sur mesure, d’autres se révèlent être un véritable casse-tête. Didier Gosuin : "Tout est à (re)construire. Le fédéral a détricoté les politiques en les transférant.

Au 31 mars 2015, Actiris recense 105.960 chercheurs d’emploi inoccupés, soit une diminution mensuelle de 1.503 unités ( - 1,4%)  par rapport à février 2015. De quoi nous réjouir?  Partiellement seulement.  Car, à côté de la baisse réelle due à la remise à l’emploi des Bruxellois, s’ajoute une baisse artificielle consécutive aux mécanismes d’exclusion.

 

Depuis le 1er janvier 2015, les personnes qui perçoivent des allocations sur base de leurs études depuis 36 mois et plus ou celles qui n’ont pas suffisamment travaillé pour recevoir des allocations de chômage sont exclues du chômage. Les personnes exclues n’ont d’autre choix que de se tourner vers les CPAS pour pouvoir éventuellement bénéficier de revenu d’intégration sociale.

La problématique des prépensionnés remis sur le marché du travail a déjà fait couler beaucoup d’encre en Belgique. A Bruxelles, le défi de l’emploi est énorme et multiple. Il est nécessaire de cibler les urgences.  


Depuis quelques jours, le dossier controversé des prépensionnés déchaine les passions en Belgique. Le Gouvernement Michel a décidé, en décembre dernier, que les prépensionnés devaient rester disponibles pour un emploi jusqu’à 65 ans. Seules exceptions à la règle, les personnes ayant plus de 60 ans à la fin de l’année 2014.

L’évaluation des stages de transition en entreprise (STE) le démontre : la mesure est efficace ! Entre mai 2013 et décembre 2014, les taux de mise à l’emploi sont respectivement de 45,8% pour les jeunes ayant réalisés un STE contre 29,3% pour les jeunes sans STE.

Le 11 décembre 2014, le Gouvernement bruxellois a décidé d’assouplir les conditions d’accès au stage de transition en entreprise, également connu sous le nom de stage « De Coninck ».

Les stages de transition en entreprise visent à offrir une première expérience professionnelle aux jeunes de moins de 30 ans ayant au maximum le certificat d’études du secondaire supérieur. 
Car on le sait : c’est souvent cette expérience qui manque sur le CV d’un jeune. 

A Bruxelles, 48% des offres d’emploi requièrent spécifiquement des connaissances d’une deuxième langue. 87,3% de ces offres demandent une connaissance du français et du néerlandais. Ce pourcentage constitue une hausse par rapport à 2011 (65,6%). La demande de profils bilingues est donc en constante augmentation.

Parallèlement, il apparaît que les connaissances linguistiques des chercheurs d’emploi ne correspondent pas aux exigences des offres d’emploi. Seuls 8% des chercheurs d’emploi indiquent posséder une bonne connaissance de la deuxième langue.