Contrat d’insertion : lancement d'un appel à projets à destination des employeurs

Contrat d’insertion : lancement d'un appel à projets à destination des employeurs

 

Pour la première fois, la Région bruxelloise  s’engage formellement à fournir un emploi d’un an, à chaque jeune de moins de 25 ans qui, après 18 mois d’accompagnement par Actiris, n’aurait toujours pas trouvé d’emploi.

Dans la continuité et la complémentarité de la Garantie pour la Jeunesse, le contrat d’insertion vise tout jeune de moins de 25 ans inscrit comme demandeur d’emploi inoccupé auprès d’Actiris après ses études depuis au moins 18 mois et qui n’a pas eu d’expérience de travail de plus de 90 jours cumulés durant cette période.

Pour quels employeurs ? 

Le dispositif contrat d’insertion sera accessible aux employeurs du secteur public et du non-marchand.

Comment faire ?  

Aujourd’hui, la Région, via Actiris, lance un appel à projets pour que les employeurs du secteur puisse introduire leurs postes. Concrètement, les employeurs intéressés ont jusqu’au 8 avril pour rentrer leur dossier. Et le jeu en vaut la chandelle : une prime de 27.000 euros par an sera octroyée pour un contrat dans une ASBL ou un organisme public. Dans les pouvoirs locaux, le subside s’élève à 24.000 euros.

Actiris sélectionnera les meilleurs projets. Et proposera, dans la foulée, trois candidats à l’employeur. Lequel pourrait se voir retirer le poste subsidié s’il refuse tous les postulants. «L’idée est d’aider les jeunes à se réintégrer sur le marché du travail, commente le Ministre. L’outil permet aussi de rendre les Bruxellois plus incontournables qu’avant et de lutter contre la discrimination. » 

Une arme pour faire baisser les chiffres du chômage des jeunes

Didier Gosuin, Ministre de l’Emploi, espère obtenir le plus de demandes possible. Mais il mise avant tout sur la qualité : afin d’objectiver la démarche du projet d’insertion, un encadrement du jeune devra être prévu tout au long de son contrat et une description des compétences que le jeune aura acquises au terme de son contrat devra être explicité dans le formulaire de demande.

« il est essentiel que le jeune soit mis à l’emploi dans un cadre bien organisé qui lui permet d’acquérir une expérience professionnelle de qualité et de nouvelles compétences valorisables sur le marché de l’emploi. C’est un outil qui coûte cher, mais je souhaite que ce soit une arme ultime pour faire baisser les chiffres du chômage des jeunes », explique le Ministre 

Quatre catégories principales sont proposées : support administratif, agent technique ou d’entretien, steward/agent d’accueil, assistant/adjoint. Une cinquième catégorie « à spécifier» permet d’engager d’autres profils. Les premiers jeunes dans les conditions pour bénéficier d’un contrat pourront démarrer au 1 er juillet.