Emploi

Le dernier rapport du Conseil Supérieur de l’Emploi conclut que la diminution du temps de travail n’a pas de réelle incidence sur le volume de l’emploi. Pourtant, le gouvernement fédéral n’a pas épuisé toutes les options. Le Ministre Didier Gosuin propose de rouvrir le débat sur la réduction du temps de travail sur une base ciblée et flexible.

 

Suite à la 6e Réforme de l’Etat, le Gouvernement bruxellois est devenu compétent pour la politique des groupes cibles sur le marché du travail à Bruxelles. Afin d’en comprendre les enjeux, le Ministre Didier Gosuin a mandaté la KUL pour mener une recherche sur le sujet. Selon les résultats, les politiques actuelles ne sont pas adaptées aux spécificités bruxelloises.

 

Ce matin, le journal Le Soir relayait l’opinion du patron de la FEB concernant le chômage des jeunes. Pour le Ministre Didier Gosuin, les chiffres sont faux ! Fin août, le chômage administratif est de 26,1 % et non 39,5%.

NEEt : Not in Education, Employment or Training (ni aux études, ni à l’emploi, ni en formation)…  En 2014, on dénombrait 7,5 millions de NEETs dans toute l’Union européenne. A Bruxelles, ils sont 25.803, 15,8% de Bruxellois âgés de 15 à 24 ans, à être en dehors de tout processus formatif ou de mise à l’emploi. La surreprésentation des jeunes dans la population inactive n’est pas un phénomène nouveau mais son ampleur est sans précédent.

 

Depuis plusieurs mois, la Région bruxelloise intensifie ses relations d’une part avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et d’autre part avec la Région et la Communauté Flamande. L’objectif : augmenter les chances des Bruxellois de trouver un emploi. Dans ce sens, Actiris et le VDAB signent ce mercredi 1er juillet 2015 un accord de collaboration permettant aux Bruxellois de suivre une formation au sein du VDAB Brussel mais aussi de bénéficier d’un accompagnement vers l’emploi.

En 2016, Bruxelles aura sa Cité des métiers ! Le label officiel vient d’être délivré par le Réseau International des Cités des Métiers. En rejoignant ce réseau et en créant un lieu unique dédié à la carrière professionnelle, Bruxelles se dote d'un outil majeur pour renforcer la lutte pour l'emploi. La Cité des métiers occupera 1200m² au pied de la Tour Astro.

Avec la régionalisation, Bruxelles obtient de nouveaux leviers pour mener ses propres politiques de l'emploi. Mais si certaines compétences permettent de mener des actions sur mesure, d’autres se révèlent être un véritable casse-tête. Didier Gosuin : "Tout est à (re)construire. Le fédéral a détricoté les politiques en les transférant.

Au 31 mars 2015, Actiris recense 105.960 chercheurs d’emploi inoccupés, soit une diminution mensuelle de 1.503 unités ( - 1,4%)  par rapport à février 2015. De quoi nous réjouir?  Partiellement seulement.  Car, à côté de la baisse réelle due à la remise à l’emploi des Bruxellois, s’ajoute une baisse artificielle consécutive aux mécanismes d’exclusion.

 

Depuis le 1er janvier 2015, les personnes qui perçoivent des allocations sur base de leurs études depuis 36 mois et plus ou celles qui n’ont pas suffisamment travaillé pour recevoir des allocations de chômage sont exclues du chômage. Les personnes exclues n’ont d’autre choix que de se tourner vers les CPAS pour pouvoir éventuellement bénéficier de revenu d’intégration sociale.

La problématique des prépensionnés remis sur le marché du travail a déjà fait couler beaucoup d’encre en Belgique. A Bruxelles, le défi de l’emploi est énorme et multiple. Il est nécessaire de cibler les urgences.  


Depuis quelques jours, le dossier controversé des prépensionnés déchaine les passions en Belgique. Le Gouvernement Michel a décidé, en décembre dernier, que les prépensionnés devaient rester disponibles pour un emploi jusqu’à 65 ans. Seules exceptions à la règle, les personnes ayant plus de 60 ans à la fin de l’année 2014.